- Santé
À quoi sert encore un bureau ?
Publié le
Il est aujourd'hui possible de travailler dans une grande variété de lieux. À domicile, dans un train, entre deux rendez-vous ou dans un espace partagé, un ordinateur portable et quelques outils collaboratifs suffisent souvent à accomplir une grande partie de son activité. Cette mobilité a profondément modifié notre rapport au lieu de travail. Elle n'a pourtant pas fait disparaître le bureau. Alors même que nous pouvons travailler ailleurs, nous continuons à nous y retrouver et à les aménager. Ce paradoxe invite à déplacer légèrement la question. Il ne s'agit peut-être plus seulement de savoir où nous travaillons, mais ce que nous attendons d'un lieu lorsque le travail lui-même n'est plus attaché à une adresse unique.
Ce que nous continuons à chercher dans un lieu partagé
Le travail ne se résume pas à une succession de tâches. Il y a aussi ce qui se construit plus difficilement à distance : apprendre au contact des autres, transmettre, regarder ensemble un problème, prolonger une conversation ou simplement partager un environnement commun.
Le bureau conserve ainsi une fonction collective, mais celle-ci ne consiste plus uniquement à réunir des personnes devant des postes de travail. Nous attendons désormais d’un même lieu qu’il puisse accueillir différentes situations : se concentrer, échanger, recevoir, apprendre, travailler à plusieurs ou trouver momentanément un peu de retrait.
C’est sans doute l’une des évolutions les plus intéressantes à observer. Une journée ne se laisse plus aussi facilement découper qu’un plan d’aménagement. Une salle de réunion peut accueillir une formation, un espace d’accueil devenir le prolongement d’une conversation et une table servir successivement à travailler, présenter ou apprendre.
Une journée ne se laisse plus aussi facilement découper qu’un plan d’aménagement.
Donner une forme aux évolutions du travail
Les transformations du travail sont souvent décrites à travers les organisations ou les outils numériques. Chez CLEN Solutions, nous les rencontrons également d’une manière beaucoup plus concrète. Elles apparaissent lorsqu’une table doit accueillir plusieurs façons de travailler, lorsqu’un espace collectif doit préserver la possibilité de s’isoler ou lorsqu’une assise répond à un temps et à une situation particulière. À un moment, les évolutions dont nous parlons collectivement doivent trouver une forme.
Elles font également apparaître de nouveaux objets, plus discrets et moins associés au mobilier traditionnel. Des boîtes à outils, par exemple, accompagnent les déplacements et rassemblent ce dont chacun a besoin au fil de la journée. Lorsque le poste n’est plus fixe, certains objets deviennent eux-mêmes mobiles et suivent les personnes plutôt que de les attendre.
Cela ne signifie pas qu’il faut rendre tous les espaces polyvalents ou tout le mobilier mobile. La polyvalence peut elle aussi devenir une réponse automatique. L’enjeu est plutôt de comprendre ce qui doit réellement pouvoir se passer dans un lieu avant de chercher comment l’équiper.